23 février 2009

le désenchantement

PECETUD025
Je me suis m'y en sommeil quelques temps. Le blog forcément s'en est ressenti. La période est propice aux questionnements. Dans mon cas ils sont souvents trés noirs. Un retour sur mes dernières images m'a fait ressortir ces deux là.
Une conférence quelconque. Un lieu aseptisé, comme tant d'autres. Je me vois, les bons jours, comme un observateur de la post modernité appliquée au pouvoir. Plus j'avance, plus je m'intéresse aux codes. Les signes abscons, insignifiants. Je passe à coté d'eux tous les jours. Hauts parleurs, micros, images du président, drapeau. Mon interet se porte sur ces à coté. Les outils de la revendications ou du dogme. Quand je rentre dans la salle je les vois en premier. Encore inertes, ils vont prendre vie bien plus tard.
Je ressens toujours un grande émotion à rentrer dans un salle de meeting ou de déclaration. Tout est là. en place. Les techniciens ont respecté les recommandations des décideurs de la communication.
"mettez les enceintes en arriere......et les drapeaux juste ici..."
PECETUD026
On éclaire. Trop fort. On cache. De manière trop évidente. La mise en scène est un masque. Les objets de l'imposture se retractent parfois. Ce drapeau qui fait grise mine. C'est lui qui m'interesse. Serais je mal intentionné? Un pessimiste? Un éternel insatisfait? Chacun le verra à sa manière.. Je voudrais me placer du côté des cyniques. Des philosophes cyniques. Ces grecs qui vivaient nus, avec les chiens. Ces cyniques qui sur la place publique jouaient de l'acte de subversion comme un acte philosophique. Je voudrais avoir ce courage. Notre société veut tout transformer en histoires. Elle impose des fins heureuses. Les communicants ont trouvé, parait il, la manière de nous faire tout avaler, le story telling. On nous raconte des histoires, avec un début, un milieu, une fin. Les enceintes les gueulent. Nous sommes là pour recueillir la parole qui raconte la séquence en train de se jouer. Nous approchons les micros, au cas on aurait pas bien entendu. L'image du régnant surveille que tout se passe bien.
Démetrius, philosophe cynique que je lis en ce moment, dis des gens sans culture : "qu"ils parlent ou qu'ils pètent, c'est la même chose"
Je voudrais avoir autant de violence et de justesse dans mes images..

Posté par sebcalvet à 12:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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